Le Cerdotola se positionne pour une annulation des frontières africaines héritées de la conférence de Berlin
Le Cerdotola se positionne pour une annulation des frontières africaines héritées de la conférence de Berlin

Le Cerdotola se positionne pour une annulation des frontières africaines héritées de la conférence de Berlin

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En accompagnant la publication d’un ouvrage fort engagé qui rappelle le besoin d’une contre conférence de Berlin, cet organisme donne le LA d’un besoin crucial d’union des peuples d’Afrique.

L’Afrique confisquée ou De l’urgence d’une Contre-Conférence de Berlin, tel est le titre du livre de l’écrivain camerounais Benoît B. Bouato qui sonne le glas d’un passé dont se défaire est devenu  »impossible dira- t-on. Ce livre qui sort des sentiers battus ouvre la voie à une réflexion plurielle sur une union des peuples d’Afrique. Une union mieux pensée, mieux axée vers les frontières non pas physiques ou naturelles ou simplement comme l’a voulu la conférence de Berlin. Depuis l’aube du panafricanisme, les sentiments anti-européens vis-à-vis de ce mouvement sont clairs. Sortir de ce giron par des mécanismes proposés par des acteurs même de la chose semble plus évident. C’est du moins ce que pense le Cerdotola.

Dédicace ce 20 juillet

Le Cerdotola pour une nouvelle conférence de Berlin

Si ce n’est pas dit de façon officielle par le Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines (Cerdotola), ça en a tout l’air. L’appui efficace apporté aux livres dans le département de l’édition oriente très vite monsieur tout le monde sur le  »combat » pour lequel milite le centre.

En faisant un focus sur le dernier livre que porte la structure dirigée par le Professeur Charles Binam Bikoi, on ressent ce besoin d’une nouvelle Afrique qui se construit par elle-même. Un continent qui décide de sa destinée, de sa marche en avant et des outils pouvant l’accompagner. La conférence de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1885 a décidé des frontières du continent selon les colons, excluant de fait les démarcations pré-existantes jadis. Prendre position pour donner son avis sur la question en tant qu’organisme international est courageux, mais quoi de plus normal quand on sait qu’on est indépendant et défend une juste cause ?

Petit point d’arrêt sur le Cerdotola

le Cerdotola -Centre International de Recherche et de Documentation sur les Traditions et les Langues Africaines- est une institution qui a vu le jour depuis 1977. Elle œuvre pour l’émergence de la linguistique africaine. À son actif, plusieurs réalisation pour la mise en avant du continent. L’un des grands chantiers de ses années ayant été sans nul doute l’initiation d’un Atlas Linguistique de l’Afrique Centrale. Quand on sait la complexité que ce travail demande, on ne peut que saluer en avance l’outil qui pourra naître derrière. De toute façon, il y a peu de chance que la montagne ici accouche d’une souris.

L’institution compte plusieurs départements qui permettent la mise en commun de l’oralité qui est propre à nos us et coutumes, mais aussi à l’écriture qui rappelons-le fait toujours la marque de notre continent en se basant sur le cas de la civilisation égyptienne. L’édition des livres est donc un pan majeur du Cerdotola. Mais entendons par-là des livres spécialisés en droite ligne avec le mode de pensée de la maison.

Un gros défi dans l’ensemble pour le Pr. Binam Bikoi et sa dynamique équipe.

Le temps d’une contre-conférence de Berlin

Se poser la question de savoir si l’Afrique est confisquée est une audace quand on a travaillé pour des institutions internationales telle que la Cemac ou même plus, l’OUA. L’auteur Benoît Bouato qui présente le livre L’Afrique confisquée ou De l’urgence d’une Contre-Conférence de Berlin s’allie à ceux qui voient l’Afrique dirigée par les Africains eux-mêmes. L’idée de la rédaction de cet ouvrage lui vient d’ailleurs des difficultés constatées lire de son travail.

« Comme créateur et dirigeant d’un organisme interétatique, nous avons eu des difficultés à mettre en œuvre certaines décisions communautaires, qui pouvaient booster le développement des Etats Membres, à cause du patriotisme exacerbé, basé sur les frontières érigées à la Conférence de Berlin« , dit-il dans une interview disponible à l’adresse suivante https://linelitt.wordpress.com/2022/07/08/les-5-questions-posees-a-benoit-b-bouato-ecrivain-camerounais/

Il fait donc proposer quelque chose de différent à ce que Berlin a donné au continent et qui subsiste encore. Ce livre tel un essai, vient donner une façon de penser qui pourra être la solution longtemps recherchée pour une véritable union africaine. Ceci en partant sur les bases de notre tradition et notre oralité. Le livre en lui-même, sera dédicacé ce 20 juillet à la salle Sanaga du Djeuga Hôtel à Yaoundé.

WebTrotter

         
  

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