Environnement : le Cameroun se met à l’école sénégalaise en matière de normes d’assainissement
Environnement : le Cameroun se met à l’école sénégalaise en matière de normes d’assainissement

Environnement : le Cameroun se met à l’école sénégalaise en matière de normes d’assainissement

Spread the love
Participants à l’atelier de L’ASN et l’ANOR

Par WebTrotter

Depuis ce lundi 13, et ce, jusqu’à ce 14 décembre, près d’une cinquantaine de personnels venant des entités étatiques, des représentants des mairies et autres cadres politiques ou non des structures gouvernementales prennent part à l’atelier de formation sur les normes ISO 24521, ISO 30500 et ISO 31800, à l’hôtel Djeuga Palace à Yaoundé.

Cet atelier qui vise le renforcement des capacités des participants cités plus haut, a pour but premier d’œuvrer pour que les règles en matière d’assainissement soient maîtrisées par les acteurs de premier plan qui à leur tour, vulgariseront leurs acquis en étant de bons facilitateurs. C’est par une visite des participants à la station de traitements des boues de vidange dans la localité d’Etoa, à la sortie de la ville de Yaoundé que l’atelier de façon pratique a effectivement commencé aux encablures de 8h. Raymond Sezawo, le superviseur des lieux explique au détail près le fonctionnement de ce lourd investissement qui devient un bras séculier de l’Etat camerounais, à travers la communauté urbaine de Yaoundé.

Par boue de vidange, il faut voir les déchets issus de nos toilettes et comment est-ce que le tout est traité afin de rejeter dans la nature sous forme d’eau une substance des moins polluants possibles. Nous avons la chance d’assister au début d’un processus de vidange (je reviendrais en plus de profondeur dans un autre article sur ce sujet.) Le camion vide son contenu, qui sera trié et d’un processus assez technique, va finir en « galettes séchées » et les eaux noires du début, seront plus éclaircies lors du rejet dans la nature.

Que dit la norme en la matière d’assainissement au Cameroun ?

C’est justement une tentative de réponse qui est donnée au plan théorique par les intervenants venus du Sénégal pour partager leur expertise avec leurs pairs camerounais. L’Association Sénégalaise de Normes (ASN) et l’Agence de Normes (ANOR) du Cameroun ont trouvé bon de se mettre ensemble. Pour Luc Claude Mamba, directeur de la communication de l’ANOR, « il était temps que le Cameroun se mette à l’école du Sénégal qui a déjà expérimenté les normes ISO et cette collaboration avec les experts n’est que naturelle ».

Camion de vidange en action

Pour ce qui est des attentes à cet atelier, les bailleurs de fonds expliquent ce qui les a poussés à soutenir cette initiative qui va en droite ligne avec les Objectifs du Développement Durable (ODD) de l’ONU. Le consultant et représentant de la fondation Bill & Melinda Gates, Lansana Sakho confirme l’envie de l’institution qu’il représente de vouloir aider pour une meilleure formation afin que les actions des personnes soient très vite répercutées autour d’eux.

L’ASN qui a tenu une formation du même acabit à Dakar dans le pays de Macky Sall du 8 au 10 novembre dernier tenait particulièrement à partager son savoir-faire en cette question cruciale de l’assainissement avec les vis-à-vis du pays de Paul Biya. C’est donc un atout comme l’a précisé Baba Niang, qui reconnaît au passage qu’il y a fort à faire pour ce qui est du suivi, mais, l’essentiel sera passé pendant cet atelier.

les normes ISO 24521 renvoient aux services de l’eau potable et des eaux usées, lignes directrices pour la gestion sur sites des services d’eaux usées domestiques de base.

C’est quoi les normes ISO 24521, ISO 30500 ?

De façon simplifiée, les normes ISO 24521 renvoient aux services de l’eau potable et des eaux usées, lignes directrices pour la gestion sur sites des services d’eaux usées domestiques de base. ISO 30500 est par contre tout ce qui est lié aux systèmes d’assainissement autonomes – unités de traitement intégrées préfabriquées… Autant de bons petits ingrédients qui on l’espère normaliseront ce milieu complexe au Cameroun. L’atelier qui a pris fin ce 14 décembre s’est fait après la remise de 39 attestations aux participants qui ont au moins reçu des notions sur deux des trois modules qui étaient prévus. Une belle expérience qui on l’espère déjà, aura une suite.

         
  

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.